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Revue de presse : Adrien - Tome II
 
     
     
 

La Meuse-La Lanterne - 22/05/1992

Les Marchands : un siècle de commerce ambulant à Paris, et un roman plein de rebondissements, par Charles Lancar, aux éditions Ramsay.

Le petit monde des marchands ambulants est passionnant. Il forme l’arrière-plan de la vaste fresque que publie actuellement Charles Lancar.
En quatre tomes, sous le titre général « Les Marchands », cet homme – qui vend lui-même des chemises sur les marchés parisiens – raconte un siècle de vie sur les marchés de la Ville Lumière.
Qu’on ne se méprenne pas : il ne s’agit pas, ici, d’un ouvrage historique. Pas du tout : Charles Lancar est bien un romancier, à l’imagination féconde, capable de brasser une foule de destinées, de les mêler, de les séparer, le tout avec un sens du détail qui donne au récit la vivacité de sa couleur.
Pour raconter l’histoire des marchands parisiens, Charles Lancar a choisi une famille, qu’il « cueille » pour ainsi dire en 1887, lorsque Adélaïde Lahire débarque à Paris. Elle a 22 ans, arrive du Nord de la France, et, veuve, elle s’installe dans le faubourg Saint-Antoine, avec son fils Marcel, alors âgé de 4 ans.
D’abord domestique, elle devient rapidement marchande ambulante épouse Paul Lebally, et en a trois enfants, Antoine, Adrien et Claire.
C’est Adrien qui donne son titre au deuxième tome des « Marchands », qui vient de paraître chez Ramsay : « Adrien, 1918-1940 ».
Adrien, est, en quelque sorte, un renégat : capable de faire des études supérieures, il devient avocat, renie sa famille, épouse Louise Cellier Mersham du Jarre, et mène sa vie sans hésitation ni sentiment. En 1932, il obtient la consécration en devenant député à l’Assemblée nationale.
Il n’en est encore qu’à ses débuts, pourtant, il devient le bras droit de Pierre Laval, et l’ouvrage s’arrête en 1940, lorsque Adrien devient ministre de Laval dans le gouvernement de Vichy.
Pendant ce temps, sa mère, Adélaïde est devenue présidente du syndicat des marchands, à la tête duquel son autre fils, Antoine, lui succède.
Tout cela avec force épisodes et rebondissements, qui font de cette « saga » des marchands un livre idéal pour les vacances. On l’imagine d’ailleurs fort bien adapté pour le cinéma et la télévision : cela donnerait un feuilleton fort réjouissant…

Charles Ledent